De l’évolution de la coiffure à travers le temps (1/3)

Publié le vendredi 16 juillet 2010

L’agencement des cheveux, variable chez les différents peuples, est rarement absent, même chez les populations les plus primitives. La coiffure est l’art d’arranger les cheveux, éventuellement de modifier leur aspect extérieur.

Cet art implique différents types d’interventions : couper les cheveux, les friser, les tresser, les teindre, les décolorer, les poudrer, les enduire de substances variées, leur adjoindre de faux cheveux (sous la forme ou d’un postiche ou rallonge capillaire qui consiste à garder les vrais cheveux et à seulement augmenter la longueur) ou les ornementer de façons plus ou moins sophistiquées selon les époques et les civilisations.

Il atteint souvent une extrême complication et n’est guère alors effectué par l’intéressé lui-même : c’est le cas des coiffures africaines, élaborées sur cheveux crépus et assez courts, à partir de coupes partielles et périodiques de façon à obtenir des niveaux différents auxquels s’ajoute tout un système de décoration. Les coiffures les plus volumineuses sont élaborées chez les Papous lors de cérémonies et peuvent s’élever à plus d’un mètre au dessus de la tête. Les cheveux longs et flottant se portent en Inde, dans certaines parties de l’Indonésie et chez les hommes esquimaux. L’usage de la tresse est surtout répandu en Asie pour les femmes comme pour les hommes ; il paraît issu de la Chine du Nord-Est.

De grands soins ont toujours été apportés à la coiffure.

Chez les Égyptiens, les coiffures féminines étaient très variées. Les cheveux pouvaient être lisses, frisés, ondulés, nattés ou attachés en une queue de cheval. Sous l’Ancien Empire (2575-2134 av. J.-C.), les femmes préféraient avoir les cheveux courts ou mi-longs alors que sous le Nouvel Empire (1550-1070 av. J.-C.), la mode était aux cheveux longs ou aux perruques. Dans les deux cas, l’ornementation était abondante : diadème, perles (en or, en pierres précieuses, en ivoire, etc.), épingles, peignes, fleurs, etc.

Babyloniens Assyriens, Elamites ont dû dans certains cas porter des perruques.

Les Grecs, à l’origine s’inspirèrent des modes orientales.

Aux temps archaïques la coiffure était la même chez les deux sexes : nattes et boucles s’étendaient avec rigidité telles qu’on avait certainement dû y mêler des spirales métalliques. Après les guerres médiques les jeunes hommes portaient souvent les cheveux courts mieux appropriés au exercices du gymnase ; les femmes relevèrent les cheveux sur le front et les laissèrent descendre sur le cou. On retrouve chez lez Étrusques et les Romains la même évolution que chez les Grecs.

Sous l’Empire ce fut une véritable orgie de postiches. Après la conquête des Gaules les dames romaines s’enthousiasmèrent pour les cheveux roux des Gaulois et se teignirent de cette couleur quand elles n’achetèrent pas à grands frais les cheveux blonds des Gaulois.
Un concile de 672 interdit les faux cheveux comme une offense au créateur.