De l’évolution de la coiffure à travers le temps (3/3)

Publié le dimanche 21 novembre 2010

Au XVIIème siècle, la femme est souvent nu-tête, les coiffures hurluberlu ou fontange atteignent une hauteur exagérée. Parfois on porte un simple mouchoir de dentelle empesé ou une coiffe à peine visible qui subsiste sous Louis XV et qu’on appelle alors mantelle, bognolette ou cornette. On connaît les coiffures compliquées et démesurément hautes dues à Léonard Autier, le coiffeur de Marie-Antoinette ; certaines sont surmontées de bonnets variés dits « à la Figaro, à la laitière à la Turque, à la Jeannette ». Ils sont suivis par des chapeaux de paille ou de jonc à l’anglaise ou à la maltaise.

La Révolution assure le succès des bonnets à la Citoyenne, aux Trois Ordres Réunis, à la Bastille, tandis que les Merveilleuses inaugurent pour un temps une capote à large visière.

Sous le Consulat et l’Empire sont portées simultanément résilles, voile de tête, chapeau-bonnet, capote, très surchargés de rubans et de plumes ; cette complication ne fera qu’augmenter sous la Restauration.

Entre 1840 et 1870 règne la capote , de plus en plus petite, en soie, en paille d’Italie, en toile, en crin ; les années qui suivent et celles qui avoisinent 1900 voient les formes les plus variées : toques, cloches, capelines de dentelles, bérets, turbans, béguins et charlotte de broderie.

En conclusion, on pourra dire que presque toutes les sociétés ont trouvé nécessaire de se couper ou de se couvrir les cheveux, que ce soit dans un but de distinction (sociale ,religieuse ou autre) ou dans un but esthétique. Les styles de coiffure,les ornements de coiffure, prennent aujourd’hui une place de plus en plus importante dans la vie des hommes.